Mardi dernier, à Skopje :
Placebo jouait au pied de la forteresse byzantine, devant un terrain de hockey plein. Brian Molko était survolté, comme toujours. Le format de concert était basique : les morceaux du dernier album puis les hits des précédents. Un peu avant la fin, Brian se lance dans la provoc à 30 cents : "les grands types là, devant moi, qui n'arrêtent pas de sautiller, vous ne pourriez pas reculer pour laisser la place aux futures mères macédoniennes?" Au total 1 heure 15 de pop puissante bien rodée, trop peut-être. Et un public resté sur sa fin. Dédaigneux les Placebo?
« Dans cette chambre, on a l'habitude d'en entendre de toutes sortes mais, là, c'est vraiment du masochisme judiciaire. On vous demande de considérer que le fait de ne pas dire assez de mal de quelqu'un lui porterait préjudice ! », s'était étonné Me Olivier d'Antin, avocat de Prisma Presse.
Dans son jugement, rendu lundi 7 mai, le tribunal a estimé que le « préjudice professionnel » invoqué par Brian Molko n'était pas démontré. Il n'a donc pas donné suite aux demandes du chanteur sur ce point. Les juges ont en revanche considéré que celui-ci était fondé à obtenir réparation au titre de l'atteinte à la vie privée et a condamné Prisma presse à verser 4 000 et 3 000 euros de dommages et intérêts à Brian Molko et à sa compagne.
Pascale Robert-Diard
Mardi 12 juin 2007






























